Blue Flower

Puceron noir de la fève

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Description

 

Adulte aptère: corps trapu, environ 2 mm de long, noir mat à verdâtre foncé. Les ailés sont plus allongés, la tête et le thorax sont noir brillant. Les antennes ne dépassent pas 2/3 de la longueur du corps. Les femelles ovipares ont des tibias postérieurs renflés caractéristiques.

Photo ci-dessus : colonie de fondatrigènes au printemps, sur hôte primaire (Fusain), avant la migration (forte crispation du feuillage).

Biologie

  • Ce Puceron est très polyphage : il peut évoluer sur plus de 200 plantes parmi lesquelles la fève, la betterave, la féverole etc.
  • Les oeufs d'hiver sont déposés à l'automne sur l'écorce du Fusain d'Europe, de la Boule de neige, ou du Seringat. En mars, les fondatrices donnent naissance à des aptères dont la descendance comprend une proportion croissante d'individus ailés.
  • A partir de mai, les virginipares ailées colonisent de très nombreuses plantes hôtes secondaires, déposant des larves aptères à la face inférieure des feuilles ou à l'extrémité des tiges. Les colonies croissent rapidement jusqu'à mi-juin puis se réduisent sous l'action de parasites et de prédateurs. A l'automne, apparaissent des sexupares ailés qui regagnent l’hôte primaire. La fécondation et la ponte interviennent courant octobre.

Cycle de vie

  • Plusieurs générations se succèdent sur le Fusain avant que les ailés émigrent vers les plantes hôtes secondaires. Le froid retarde l'émigration et peut expliquer des absences d'infestation. Dans le mois qui suit l'infestation initiale de l'hôte secondaire, la multiplication des Pucerons est intense. La pullulation dure 6 semaines environ.
  • Dans les régions à climat doux, les virgines aptères peuvent hiverner, ce qui permet à l'espèce de subsister sans le secours de la génération sexuée. D'autre part, la migration est facultative car ces colonies subsistent sur le Fusain pendant toute l'année.

Dégâts

 

Le Puceron envahit tous les organes de nombreuses plantes mais ne déforme les feuilles que de certaines d’entre elles. Leur croissance est altérée et les fleurs avortent sous l'effet de la toxicité de la salive.
De plus, un certain nombre de maladies virales sont transmises par A. fabae.